Titrisation : Africa Link Capital (ALC) réinvente le financement des économies ouest-africaines

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Fondé en 2006, le groupe Africa Link Capital (ALC) s’est imposé comme l’une des premières banques d’affaires indépendantes de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Dirigé par des visionnaires tels que Serge Tidiane Diop, Administrateur général, et ses associés Olivier Gui et Jean-Christian Koudou, ALC a révolutionné le paysage financier régional en combinant expertise locale et standards internationaux. Spécialisé dans la structuration de solutions innovantes, le groupe se distingue particulièrement par son leadership dans la titrisation, un mécanisme clé pour financer les économies africaines.

Les associés d’ALC : Une équipe au service de l’innovation

Serge Tidiane Diop, Administrateur général, incarne l’ambition du groupe. Depuis sa création, il a piloté des opérations audacieuses, comme le lancement de deux titrisations en une journée pour 55 milliards FCFA. Dans une interview exclusive, il souligne :
« Notre force réside dans notre capacité à travailler sur des opérations complexes et à offrir des solutions sur mesure, adaptées aux besoins spécifiques de nos clients. »

Aux côtés de Serge Diop, Olivier Gui et Jean-Christian Koudou, Directeurs associés, apportent une expertise multidisciplinaire. Leur approche proactive intègre une veille réglementaire rigoureuse, une diversification des instruments financiers et un accompagnement personnalisé des PME et des États. Ensemble, ils ont contribué à la restructuration d’entreprises en difficulté, préservant des milliers d’emplois dans des secteurs vitaux comme l’énergie et l’agro-industrie.

La titrisation : Un levier transformateur pour l’UEMOA

La titrisation, mécanisme méconnu du grand public mais essentiel pour les marchés financiers, permet de convertir des actifs illiquides (créances, recettes futures) en titres négociables. Dans l’UEMOA, où le besoin de financements à long terme est criant, ALC a été un pionnier :

  • 11 des 14 opérations de titrisation autorisées par l’AMF-UMOA depuis 2010 ont été structurées par ALC.
  • Des innovations majeures, comme le premier Social Bond labellisé en 2023 pour financer le programme « Électricité pour tous » en Côte d’Ivoire (60 milliards FCFA levés).

Comment fonctionne la titrisation avec ALC ?

  1. Origination : Identification des actifs titrisables (créances bancaires, recettes fiscales, etc.).
  2. Structuration : Création d’un Fonds commun de titrisation de créances (FCTC), émission de titres notés par des agences comme Moody’s ou GCR.
  3. Placement : Mobilisation d’investisseurs institutionnels (SFI, fonds internationaux) et retail via la BRVM.

Exemple concret : En 2020, ALC a titrisé 40 milliards FCFA de créances de NSIA Banque CI, avec un taux d’intérêt attractif de 7 %. Cette opération, soutenue par la Société financière internationale (SFI), a permis à la banque de déconsolider ses risques et d’optimiser ses ratios.

Impact économique : Des réussites emblématiques

ALC ne se contente pas de structurer des deals ; il catalyse des projets structurants :

  1. Programme Électricité pour tous (PEPT) :
    • 120 milliards FCFA levés via une titrisation multitranches (7 à 15 ans).
    • 800 000 ménages raccordés au réseau électrique en Côte d’Ivoire d’ici 2025.
    • Labellisation Social Bond par Moody’s, une première en UEMOA.
  2. Soutien aux PME :
    • Opérations « Multi-cédants » permettant à plusieurs PME de mutualiser leurs créances pour accéder à des financements.
    • Restructuration financière d’entreprises endettées, avec des plans ayant sauvé des secteurs clés comme l’agro-industrie (exemple : PALMCI, SOSUCO).
  3. Dynamisme des marchés :
    • Entre 2020 et 2023, le nombre de titrisations dans l’UEMOA est passé de 3 à 14, dont 11 pilotées par ALC.
    • 5 000 milliards FCFA levés sur le marché des titres publics en 2024, preuve de la confiance des investisseurs.

Défis et perspectives : L’avenir de la finance en Afrique

Si la titrisation est prometteuse, son adoption massive requiert une pédagogie accrue auprès des acteurs locaux. Serge Diop précise :
« Le marché régional est jeune comparé aux marchés occidentaux. Nous devons expliquer les avantages de la titrisation : diversification des sources de financement, réduction des coûts et transfert des risques. »

ALC vise également à étendre son influence au-delà de l’UEMOA, en s’appuyant sur des partenariats avec des institutions multilatérales et des investisseurs internationaux. Les secteurs prioritaires identifiés sont :

  • Les infrastructures (énergie, transports).
  • L’agro-industrie (titrisation des créances sur le cacao ou le coton).
  • Les énergies renouvelables, avec des projets labellisés Green Bonds.

En 18 ans d’existence, Africa Link Capital a démontré qu’une banque d’affaires africaine pouvait rivaliser avec les géants internationaux. Grâce à des associés visionnaires et une maîtrise technique de mécanismes comme la titrisation, ALC participe à écrire une nouvelle page de la finance africaine : inclusive, innovante et résolument tournée vers l’avenir.

« Financer aujourd’hui, construire demain » – telle est la devise qui guide ALC dans sa quête pour transformer l’écosystème financier ouest-africain.

Sources : Interviews exclusives, rapports de l’AMF-UMOA, SIKA FINANCES

 


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